CAFE PHILO du 24 mars 2018

Le sujet retenu après un vote à main levée a été le suivant : « La gentillesse est elle une faiblesse ? »

Les participants constatent que dans la société actuelle, la gentillesse n'est pas valorisée et est considérée comme une faiblesse. Bruno Magret, philosophe, les aide à mener une forme d'enquête au travers d'un questionnement qui a porté sur :

• Pourquoi la société ne met pas en avant cette valeur ?
• Qu'est ce que la gentillesse ?
• Est ce un savoir vivre ou un savoir être ?
• Il convient de distinguer la bonté et la gentillesse qui vont souvent de paire car désintéressées et altruistes.
• La bonté peut ne pas être gentille. C'est le cas des parents qui élèvent leur enfant dans le sens de son intérêt et non du leur.
• Quelque fois la gentillesse peut prendre l'apparence d'une fausse gentillesse séduisante pour permettre d'avoir un ascendant sur « l'autre » ou installer une dépendance voire pour manipuler les individus (sectes...) .
• Le gentil peut se révéler comme étant dépourvu de défenses et manquer de discernement.
• Le véritable gentil voit les gens avec équanimité, sans distinction de classe, de race...Il n'a pas d'a priori. C'est le cas du prince Michkine dans « L'idiot » de Fiodor Dostoïevski qui, grâce à sa gentillesse, révèle les faiblesses des autres. La gentillesse à l'état naturel est une grande force (non violence, ne pas se sentir bléssé...).
• Actuellement, la gentillesse n'est pas valorisée car notre société préfère les rapports sociaux agressifs et/ou violents pour maintenir une pression sociale sur les individus et les éloigner des modéles solidaires et coopératifs. Cela maintient le Système en place.