HISTOIRE DE LA MUSIQUE
Ce nouveau programme propose d’explorer trois périodes fastes de la musique anglaise :
a. La restauration de la monarchie en Angleterre en 1660 avec le compositeur, organiste et chanteur Henry Purcell (1659 – 1695). Ce musicien, qui a consacré sa vie et son œuvre à la Chapelle royale de Westminster, incarne cette grande période de transition politique, sociale et musicale. Il triomphe tant sur le plan de la musique religieuse, que sur ceux des divertissements de cour, de la vie théâtrale ou de la musique instrumentale. Par sa musique, toute empreinte des caractéristiques de la langue anglaise, il a su faire l’admiration de tous ses contemporains au point d’être qualifié d’Orpheus Britannicus par son ami organiste Henry Hall. A l’écoute de sa musique, le corps devient âme.
b. La fin de l’ère baroque avec Georg Friedrich Händel (1685-1759) qui nous propose un art que l’on peut qualifier d’européen. L’œuvre de ce grand maître de l’opéra seria, créateur de l’oratorio anglais, est entièrement tournée vers les manifestations extérieures du sentiment, vers la vie dans ce qu’elle a de plus social et de plus collectif. Il en résulte une musique qui réjouit les cœurs de l’auditeur et l’exécutant dans le but de les rendre meilleurs.
c. La première partie du XXème siècle avec Lord Benjamin Britten (1913-1976), compositeur, chef d’orchestre et pianiste qui construit sa notoriété sur son œuvre d’opéras depuis Peter Grimes (1945). Ce rêveur qui se sent rejeté par la société pense qu’un artiste est un être humain qui a des devoirs envers ses semblables. Regrettant que le monde qu’il découvre comme adulte ne soit pas à l’image de celui dont il rêvait enfant, Britten se met en quête d’une enfance et d’une innocence perdues avec sa musique

 Les mardis 14 et 28 janvier, 25 février, 10 et 24 mars, 21 avril et 5 mai à 14h.

 Salle Europe, parvis de l’Hôtel de Ville, Enghien les Bains.

 Par Gérard Sutton, historien de la musique et de la danse.                                                              Prix du cycle : 77€.

Du théâtre élisabéthain au drame wagnérien                                                                                        

Ce nouveau cycle d’histoire de la musique commencera par l’étude de la musique anglaise au temps et dans l’œuvre de William Shakespeare (1564-1616). Par le rôle qualitatif et quantitatif que ce dernier accorde à la musique et à la danse au sein de ses ouvrages, il peut être considéré comme l’une des stations décisives sur la route de l’Opéra anglais et, plus tard, de la réforme wagnérienne. Richard Wagner (1813-1883), tout juste âgé de quatorze ans prend l’œuvre du dramaturge anglais comme modèle pour écrire ses premières pièces. Par sa carrière de chef d’orchestre, le compositeur allemand connaît parfaitement le genre du grand opéra historique français défendu par des compositeurs comme Jacques-Fromental Halevy (1799-1862) dont nous étudierons l’œuvre intitulée La Juive (1835). Mais c’est en s’inspirant de la mythologie nordique (Edda poétique scandinave et sa variante germanique Nibelungenlied) que Wagner parvient à réaliser pleinement son Gesamtkunstwerk avec Der Ring des Nibelungen (1848-1874) dont l’étude clôturera ce cycle de conférences.  

 Les mardis 17 septembre, 1 et 15 octobre, 5 et 19 novembre, 3 et 17 décembre à 14h.

 Salle Europe, parvis de l’Hôtel de Ville.

 Par Gérard Sutton, Historien de la musique et de la danse.

 Prix du cycle : 77€.