Léonard Bernstein compositeur

Ce nouveau cycle permet de rendre hommage à Léonard Bernstein (1918-1990). Si sa carrière de chef d’orchestre dévoile l’aspect extraverti de l’homme, le compositeur nous permet de découvrir sa face introvertie. Dans toutes ses œuvres, il tente d’instiller de la modernité dans les traditions et ne sépare jamais les genres. Pour lui, le compositeur est celui qui peut s’élever assez haut pour atteindre la Note qui est avec Dieu et la rapporter sur la terre, ce qui lui permet d’atteindre le « divin ».

Jean-Antoine Watteau et la musique

Jean Antoine Watteau (1684-1721) rend populaire le thème des « Fêtes galantes ». Teintées de mélancolie, les musiques française et italienne participent activement à la naissance de cet art du libertinage où le sentiment amoureux se mêle aux plaisirs du théâtre et de la danse.

Théophile Gautier et le ballet et la danse (Giselle)

Théophile Gautier (1811-1872) est, à son époque, le seul écrivain français d’importance à écrire sur la danse et pour la danse. Ses écrits journalistiques couvrent une longue période nous menant de 1836 à 1871. Il rédige six livrets parmi lesquels nous pouvons citer Giselle (1841), La Péri (1843) et Sacountala (1858). Nous y retrouvons son idéal esthétique incarné par un type de danseuse « hermaphrodite », d’une beauté à la fois païenne et chrétienne comme Carlotta Grisi. Selon lui, le ballet est « un rythme muet, une musique que l’on regarde » ; la danse, un art essentiellement païen, matérialiste et sensuel, une glorification de la femme idéalisée dans la ballerine.

Jacques Offenbach et Jules Verne

En 1877, Jacques Offenbach (1819-1880) collabore avec le romancier Jules Verne (1828-1905) pour nous offrir un opéra-bouffe intitulé Docteur OX qui dénonce les dangers du progrès scientifique.

Claude Debussy et le « pleinairisme »

Claude Debussy (1862-1918) explore tour à tour les états « impressionniste » et « symboliste ». Sa musique reflète aussi la sensibilité du mouvement du « Naturisme » initié par Saint-Georges de Bouhélier et Maurice Le Blond autour de 1895. Mais, avant tout, pour le compositeur français, la musique doit quitter la lampe triste de la table de travail pour le « pleinairisme » ; elle doit frissonner sous le grand coup d’aile du vent de la liberté et être éclairée par le soleil.

Les mardis 11 et 18 septembre, 9 et 16 octobre, 6 et 27 novembre, 11 décembre 2018 à 14h.

Salle Europe, parvis de l’Hôtel de Ville.

Par Gérard Sutton, Historien de la musique et de la danse.                                                                                                                                                                                         Prix du cycle : 77€.

Les mardis 9 et 23 janvier, 6 février, 6 et 20 mars, 3 et 10 avril à 14h.

De Pesaro à Torre del Lago en passant par Sant’Agata, ce nouveau cycle propose un voyage dans l’œuvre opératique de trois compositeurs italiens, respectivement G. Rossini, G. Puccini et G. Verdi. Trois thématiques sont retenues : le Risorgimento dans l’opéra, la Bohême de Paris à Milan et la naissance de l’opéra américain.

Salle Europe, parvis de l’Hôtel de Ville.                                     

Par Gérard Sutton. Prix du cycle 70€.

MARCEL PROUST ET LA MUSIQUE.

Une première séance sera consacrée à une étude, au piano, de la partition des Meistersinger de Richard Wagner. Ce qui permettra de comprendre et de ressentir la logique interne d’un drame wagnérien articulé autour de la symphonie. En élargissant les prétentions de la musique, le compositeur allemand parvient à réaliser une pensée dans l’émotion.

Mardi 10 octobre à 14h

Ecole de musique, 8 boulevard Hippolyte Pinaud 95880 Enghien les bains.

La suite du programme sera consacrée à deux grands artistes qui collaborent au ballet et au théâtre entre 1917 et 1932. Nous commencerons par Pablo Picasso, le ballet et le théâtre, avec des œuvres signées E. Satie (Parade, Mercure), M.de Falla (Le Tricorne), I. Stravinski (Pulcinella), G. Fauré (Cuadro Flamenco), D. Milhaud (Le Train Bleu) et A. Honegger (Antigone). Avec cette dernière œuvre, les deux créateurs rejoignent ce que Jean Genet appelle l’esthétique du minimum. Ils sont rejoints par Jean Cocteau qui poursuivra l’exploration de ce concept « grec » avec I. Stravinski dans Oedipux Rex.

Les mardis 17 octobre, 7, 21 et 28 novembre, 5 et 12 décembre à 14h.

Salle Europe, parvis de l’Hôtel de Ville.

Par Gérard Sutton. Prix du cycle 70€.